L'étalement en équité salariale : un «vol légalisé»
Le Conseil syndical dénonce la décision de l'UQAM de recourir à l'étalement dans le dossier de l'équité salariale.
Le dossier de l'équité salariale est terminé depuis le mois de décembre et les calculs sont en cours pour déterminer les montants dus aux personnes visées par les correctifs salariaux.
Ce que plusieurs personnes n'ont pas encore réalisé, c'est que l'UQAM ne leur versera pas la totalité des sommes dues, elle en gardera une partie pour elle.
Est-ce légal? Hélas, oui. Le gouvernement du Québec a inclus dans la loi une clause qui permet aux entreprises de ne verser qu'une partie des correctifs pendant les premières années, et la direction de l'UQAM a jugé bon de s'en prévaloir.
Le tableau suivant illustre, pour chaque dollar (1$) dû, la partie des correctifs qui sera remise aux employées et employés et celle que l'Université conservera dans ses coffres.
| Période | Correctif versé aux personnes visées | Montant conservé par l'UQAM |
| 21 nov. 2001 au 20 nov. 2002 | 0,20 $ | 0,80 $ |
| 21 nov. 2002 au 20 nov. 2003 | 0,40 $ | 0,60 $ |
| 21 nov. 2003 au 20 nov. 2004 | 0,60 $ | 0,40 $ |
| 21 nov. 2004 au 20 nov. 2005 | 0,80 $ | 0,20 $ |
En recourant à l'étalement, la direction de l'UQAM réalise des économies substantielles aux dépens des personnes (en très grande partie des femmes) qui se réjouissaient que leur travail soit enfin reconnu à sa juste valeur.
Le Conseil syndical du SEUQAM dénonce ce « vol légalisé ».
Notre président, Roland Côté, a envoyé la lettre suivante au recteur Claude Corbo.
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